mardi 19 février 2008

NOUS REMERCIONS LES HEROS QUI ONT ELIMINE IMAD MUGHNIYEH


Le 5 avril 1988, Imad Mughniyeh avait organisé le détournement d’un Jumbo koweitien en route pour la Thaïlande en s’arrêtant en Iran, à Chypre et en Algérie, exigeant la libération de 17 terroristes pro-iraniens emprisonnés pour des attaques au Koweït. Ce n’était qu’un fait d’armes de la «résistance islamique» mais, pour la première fois, dirigé d’une manière spectaculaire contre un pays arabe. Fait d’armes derrière lequel l’Iran se trouvait déjà.On ne savait pas grand-chose de ce sinistre assassin. Il aurait subi plusieurs opérations de chirurgie esthétique et les photos anciennes connues (ou celle où on le voit derrière la pilote d’un avion de la TWA détourné) n’avaient plus rien à voir avec ce qu’il était ce 12 février 2008 quand sa voiture a explosé, à Damas, en Syrie, pays qui répondait par la bouche de son président quand on lui demandait d’arrêter ce criminel, qu’il n’était pas connu au bataillon… Avant le 11 septembre 2001, il était la bête noire des services français, américains et israéliens, le terroriste le plus recherché au monde. Après, il a dirigé les services de renseignement du Hezbollah, puis sa branche militaire pour être, enfin, le vrai numéro 1 de cette organisation utilisée par l’Iran et la Syrie pour faire du Liban une tête de pont pour des attaques contre Israël, en remplaçant ainsi le «charismatique» Sheikh Nassrallah dont la performance pendant la dernière guerre du Liban n’a pas convaincu ses patrons iraniens et qui, dans sa dernière conférence de presse, vient de déclarer «Nous avons des restes de soldats israéliens. Têtes tranchées. Nous avons quelques bras et jambes et un corps presque complet, de la tête au milieu du torse». Cette énumération macabre n’a pas eu l’air de déranger notre Ministre des Affaires Etrangères (Bernard Kouchner) qui avait invité à Paris des délégués du Hezbollah… Car «la France doit parler à tout le monde»… Quelle dérision !On est devenu blasé devant les ignominies dont se rend coupable la presse française dès qu’il s’agit de l’islam, de l’islamisme ou la «résistance» des «militants» ou «activistes» du monde entier à "l’impérialisme américain" et à son «valet», «le petit Satan», j’ai nommé Israël. Mais il y a des moments où elle se dépasse. Si, si, c’est encore possible. Voilà une information brute :Imad Fayez Mugnieh, commandant suprême du Hezbollah et planificateur des principales opérations terroristes contre Israël, les Etats-Unis et la France pendant les 25 dernières années a été tué dans l’explosion d’une bombe dans sa voiture, à Damas au Tanzim Kafr Susa dans la nuit du 12 février 2008. En 1982, il a orchestré les bombardements-suicide des casernes des marins français et américains de Beyrouth, pendant lesquels 241 soldats américains et 58 soldats français ont été tués. En 1983, il a orchestré le bombardement de l’ambassade des USA, qui a tué 63 personnes et a éliminé le personnel supérieur de la CIA au Moyen-Orient. En 1985, il a détourné le vol 847 de TWA et a été responsable de la mort qui a suivi du plongeur Robert Stethem de la marine américaine. Mughniyeh était également à l’origine de nombreux kidnappings brutaux d’occidentaux à Beyrouth dans les années 80, les plus connus étant ceux du colonel William Francis Buckley (assassiné ensuite) et de Terry Anderson. Après de nombreuses tentatives pour le capturer, le FBI l’a inscrit en 2001 sur sa liste des 22 terroristes les plus recherchés et une prime de $25 millions, identique à celle pour Ben Laden, a été mise pour sa tête. Il figurait parmi les personnes les plus recherchées d’Interpol (Debka, 13.02.08 – repris par plusieurs journaux de langue anglaise). Et voila maintenant l’essentiel des relations de la presse française :
Le Monde (14.02.08) : «Moughniyeh, qui était âgé de 45 ans, a été tué mardi en fin de soirée par l'explosion d'une bombe posée dans sa voiture. Il figurait depuis longtemps sur une liste d'étrangers qu'Israël cherchait à éliminer ou à arrêter. Les Etats-Unis avaient offert une récompense pour sa capture.Il avait été impliqué en 1983 dans les attentats à la bombe contre l'ambassade des Etats-Unis et les QG de soldats américains et français à Beyrouth, qui avaient fait plus de 350 morts, ainsi que dans une série d'enlèvements d'Occidentaux dans les années 1980 au Liban. L'attentat de 1992 contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires portait aussi sa marque».
Libé (14.02.08) : « Recherché par Interpol, soupçonné d’avoir été l’auteur de l’enlèvement d’un chef de l’antenne de la CIA à Beyrouth en 1984 et inscrit sur la liste «des terroristes les plus dangereux» recherchés par les Etats-Unis, le dirigeant du Hezbollah Imad Moughnieh est mort».
Le Figaro (14.02.08): sous le titre «Un chef militaire du Hezbollah a été assassiné», ce journal devenu le repaire de tout ce qui est anti-israélien, pro-palestinien et pro-arabe, écrit (avec l’aide d’AFP et du BBC …) : «Imad Mughnieh, un cadre militaire du Hezbollah, a été tué mardi soir dans l'explosion d'une voiture piégée à Damas, en Syrie».
Pourquoi ? Par delà la désinformation érigée au rang de ligne éditoriale des principaux journaux français, on devrait se demander le pourquoi de la chose. Pourquoi oublie-t-on, pour commencer, les 58 soldats français morts à Beyrouth dans un attentat organisé par cet assassin ? Pourquoi oublie-t-on qu’il figurait parmi les personnes les plus recherchées par Interpol ? Pourquoi le petit coiffeur le présente-t-il comme «un chef militaire du Hezbollah» quand il s’agissait en réalité du «commandant suprême» de cette ignoble milice stipendiée par l’Iran et la Syrie ? Et pourquoi pour l’immonde il a été «tué», pour Libé il est «mort» et pour le même coiffeur il a été «assassiné» ? Vous voulez savoir par qui ? Lisez la suite, vous verrez, par Israël. Ce qui n’est pas tout à fait impossible car… des sources bien informées signalent que le terroriste a été expédié vers le paradis des islamistes par un peu d’explosif inséré entre le siège du conducteur et les banquettes arrières et qui n’a détruit qu’une partie du véhicule. Seul Mughniyeh est mort, le pauvre, il allait à une réception marquant l’anniversaire de la révolution islamique à l'ambassade iranienne. C’est vrai, Israël est tellement soucieux d’éviter des dégâts collatéraux que cela peut être sa marque…Des experts notent que la manière utilisée pour installer l’explosif rappelle la méthode employée pour tuer le chef du Jihad Islamique à Damas en octobre 2004. A ce moment-là, la Syrie avait déjà accusé Israël d’être responsable…
Tout cela pose trois problèmes :
a. Le rôle de la Syrie : chaque fois que l’on demandait à la Syrie de fermer les centres terroristes à Damas, la réponse était identique : «il n’y a à Damas que des bureaux d’activités pacifiques» ; la Syrie participe à Interpol, comment se fait-il que le mandat de recherche émis pour arrêter cet assassin recherché a été ignoré ?
b. La complicité de la presse française : passer sous le silence les méfaits de ce sinistre individu (que, sans doute, 70 vierges attendaient…) sans le situer dans la confrérie de tueurs lancés par l’Iran contre l’Occident (et en premier lieu contre Israël et les Etats-Unis) confine à une complicité passive qui semble traduire une «tolérance» certaine ; ne pas souligner le fait qu’il tenait boutique ouverte à Damas, ne peut pas être innocent, surtout de la part d’une feuille de chou qui s’est adjoint tout ce qu’il y a de plus pro-palestinien ou pro-arabe parmi les «grands reporteurs» disponibles pour une solde adéquate à cracher du venin sur tout ce qui s’oppose à la marche en avant de l’islamisme.
c. La vulnérabilité de la Syrie : commencer par accuser Israël d’avoir assassiné cet individu confine, certes, au prêt que l’on ne fait qu’aux riches… Mais on pourrait se poser la question de savoir si Israël est réellement tellement fort pour pouvoir assassiner un chef terroriste qui se cache de puis 25 ans en plein milieu de Damas, non ? Et si la réponse est positive, on devrait dire que l’on ne donnera plus un fifrelin pour la protection que la Syrie accorde aux terroristes de tout poil.
Dans un tout autre registre, notre Président a prononcé un important discours au dîner annuel du CRIF le 13 février. Par delà les propos justificatifs pour ses démarches en faveur d’une réconciliation de la laïcité et des religions ( ?!), par delà les propos de circonstance et les professions de foi concernant son attachement à Israël, deux passages devraient retenir l’attention des observateurs :
- "les dirigeants israéliens doivent accepter de mettre en œuvre : levée de barrages, réouverture de points de passage à Gaza, libération en plus grand nombre de prisonniers"… "La poursuite de la colonisation est un obstacle à la paix. Son gel complet est nécessaire".Impossible à graver dans la tête des responsables européens qu’il n’y aurait pas de barrages (comme il n’y en a pas eu jusqu’en 2000, deuxième Intifada armée) s’il n’y avait pas de terroristes, qu’il n’y aurait pas des terroristes si les palestiniens (ou les arabes) acceptaient l’existence d’Israël et que la «colonisation», qui est le pendant de l’expulsion des juifs des pays arabes, n’a pas posé problème pendant les accords d’Oslo (même pas nommés) ; et qu’Israël a accepté de faire un «échange» de territoires, km² pour km². Quant à la «libération d’un plus grand nombre de prisonniers», notre Président a oublié qu’il s’agit de «détenus», non pas de prisonniers, dont une très grande partie a du sang sur les mains ; quant à ce qui constitue un «obstacle à la paix», c’est curieux que l’on n’évoque pas les milliers de fusées «artisanales» tirées sur le Sud d’Israël, ni les attentats récents ou plus lointains, ni l’incitation permanente à la haine du juif et d’Israël (aussi via les manuels scolaires édités avec l’argent des contribuables de la Communauté Européenne).- "un accord [israélo-palestinien] d'ici la fin de l'année est possible".Certes ce n’est pas la première fois que l’on espère que la méthode Coué va marcher… Accord ? Avec qui ? Avec Mahmoud Abbas qui ne contrôle que la Cisjordanie («si l’on veut»)? Avec la Hamas qui est voué à la disparition d’Israël et dont le «chef extérieur» (K. Mashaal) avait rencontré l’assassin Mughniyeh à Téhéran, il y a moins d’un mois, pour «coordonner» la lutte à Gaza (Ashark Alawsat, le 14.02.08) ?
Et pour faire écho à ses propos, revoilà Bernard Kouchner qui, en visite en Israël, propose les services de la France pour une «médiation» entre Israël et le Hamas… A-t-il oublié que les conditions du Quartette, pour tout dialogue, prévoient l’acceptation par le Hamas des trois conditions (reconnaissance d’Israël, respect des accords signés auparavant et renonciation au terrorisme) ? Il ne l’a certainement pas oublié mais «la France doit parler à tout le monde» ! En espérant le succès attaché à la conférence de Paris pour le Liban. Et non content de son rôle éminent dans la solution des affaires du monde, il annonce à Jérusalem ( !?) que la France souhaite «un dialogue ouvert avec l’Iran »
Ben Laden avait pris comme modèle pour sa lutte contre l’infidèle le bonhomme que la presse française amnistie en réalité en occultant ses ignobles saloperies. Le Guide Suprême de l’Iran avait adoubé cet assassin depuis des lustres. La télévision iranienne vient de prononcer son panégyrique: «sa vie est une page d’or dans la lutte historique de l’humanité contre les Sionistes».Et pour la bonne bouche : l’immonde, à 11h54 donnait un extrait du discours du Président au dîner du CRIF : «Je ne rencontrerai pas, je ne serrerai pas la main des gens qui refusent de reconnaître Israël", mais à 12h22, après une mûre réflexion, il corrigeait : "Je ne serrerai pas la main à des gens qui refusent l'existence d'Israël", ce qui est, d’évidence, beaucoup plus limitatif et donne la possibilité de recevoir Monsieur Kadhafi ou d’aller à Ryad vu que l’on ne peut pas refuser ce qui existe…

© Martin Birnbaum pour LibertyVox
Notes de la Rédaction à propos des victimes du Drakkar. Nos pensées vont vers ces hommes qui firent le sacrifice de leur vie et vers leurs familles.
DANS LA PHOTO CI-DESSUS LA 3ème COMPAGNIE DE PARACHUTISTES FRANCAIS EXTERMINES PAR LES NAZISLAMISTES A BEIRUTH EN 1983
JUSTICE EST FAITE!!
Source des informations ci-dessous : http://www.hemaridron.com/twodescphotos53.html

lundi 11 février 2008

RALLYE PARIS-DAKAR TRANSFERE EN AMERIQUE LATINE POUR CAUSE DE DJIHAD


Le rallye Dakar quitte l'Afrique pour l'Amérique du Sud où se déroulera l'édition 2009. La caravane passera par l'Argentine et le Chili.
Combien de temps devra-t-on encore parler du Paris-Dakar et non du Paris-Buenos Aires ? Annulé en 2008 en raison des menaces d'attentats pesant sur lui, le mythique rallye-raid, pour survivre, doit en effet quitter l'Afrique pour l'Amérique du Sud.
Une délocalisation rendue obligatoire pour garantir des conditions de sécurité optimales pour les concurrents, comme l'avait évoqué il y a quelques semaines Patrice Clerc, le président d'Amaury Sport : «En aucun cas nous ne jouerons avec la sécurité. La planète est suffisamment vaste pour nous permettre de trouver ailleurs 8 ou 10000 kilomètres de pistes dans des zones de sable.
Des déserts, il y en a dans de nombreux endroits du globe, comme dans le Golfe, en Asie, en Russie, en Amérique du Sud ou aux Etats-Unis. Deux éléments seront importants dans notre réflexion : nous n'irons que là où nous serons les bienvenus (c'est à dire dans des Pays non islamisés NDLR) , et nous n'irons que dans un endroit sûr.» Parmi toutes les options qui s'offraient donc aux organisateurs, l'Argentine et le Chili ont obtenu les faveurs des scrutins. Le Dakar s'élancera ainsi de Buenos Aires le 3 janvier 2009 pour s'achever dans la capitale argentine 15 jours plus tard. Entre temps, la caravane sera aussi passée par le Chili.


mardi 5 février 2008

OCCIDENT VERSUS ISLAM: LE SUICIDE DE LA RAISON

Source : Blind Faiths, Traduction de l’article Blind Faiths, par Ayaan Hirsi Ali dans le New Yorks Times du 6 janvier 2008.

Lee Harris soutient que le fanatisme est le principe fondamental de l’Islam et que la vénération des occidentaux pour la raison en fait des proies faciles pour un prédateur sans pitié, malhonnête et agressif. Il anticipe la destruction de l’Occident par un lent « suicide » culturel. Il y a un côté urgent à son message qui cherche à confronter l’échec des leaders occidentaux à comprendre qu’ils sont en guerre contre un ennemi qui lutte selon la loi de la jungle. Ayaan Hirsi Ali n’est pas aussi pessimiste.

Plusieurs auteurs ont publié des livres sur la menace de l’Islam radical en Occident depuis cet infâme matin de septembre il y a six ans. Avec « The Suicide of Reason, » Lee Harris rejoint leurs rangs. Mais il se distingue en allant plus loin que la plupart de ses collègues : il considère la pire des possibilités — la destruction de l’Occident par l’Islam radical. Il y a un coté urgent à son écriture, un désir de secouer les dirigeants de l’Occident pour les réveiller, les mettre en face de leur échec à comprendre qu’ils sont en guerre avec un adversaire qui lutte selon la loi de la jungle.

Harris, l’auteur de « Civilization and Its Enemies : The Next Stage of History », consacre la plus grande partie de son livre à identifier et distinguer deux sortes de fanatisme. Le premier est le fanatisme islamique, un ennemi formidable dans la lutte pour la survivance culturelle. Selon Harris, ce fanatisme agit comme un « mécanisme de défense », en protégeant l’Islam des pressions d’un monde changeant et en lui permettant de se développer dans des territoires et des cultures où il était auparavant inconnu. Avec peu d’exceptions, Harris voit l’expansion Islamique comme permanente. Bien que ce point soit discutable, il essaie courageusement de démontrer que l’entrée de l’Islam dans une autre culture produit des changements à chaque niveau, de la politique à l’individu : «Partout où l’Islam s’est répandu, il y a eu une transformation totale et révolutionnaire dans la culture de ceux qui ont été conquis ou convertis »

En décrivant la nature impérialiste de l’Islam, Harris suggère qu’il est différent des empires romains, britanniques et français. Il voit l’impérialisme Islamique comme une expansion résolue de la religion elle-même ; l’empire que l’Islam envisage est gouverné par Allah. Dans ce sens, l’idée de djihad est moins celle d’une lutte intérieure pour la paix et la justice mais plutôt une grande mission de conversion. On doit dire, pourtant que l’argument d’Harris est incomplet, puisqu’il n’adresse pas la propagation de Christianisme dans les empires romains, britanniques et français.

L’expansion de l’Islam est peut-être plus puissante que l’expansion des empires chrétiens (y compris Rome après Constantinople) parce que le concept de séparer le sacré du profane n’a jamais été acceptable dans l’Islam de la façon dont il l’a l’été dans le Christianisme. Les Romains, les Britanniques et les Français sont partis annexer de grandes parties du monde pour obtenir des gains terrestres ou matériels plutôt que pour la dominance spirituelle. Sous ces empires, on a permis au clergé de propager sa foi aussi longtemps qu’il n’a pas compromis les intérêts impériaux.

Harris continue en soutenant que le monde Musulman, puisqu’il est gouverné par la loi de la jungle, rend la survie du groupe fondamentale. Cela explique partiellement la volonté des Musulmans à devenir des martyrs pour le bien de la grande communauté, l’umma — des gens unis malgré les limites géographiques, les différences de cultures, d’héritages et de langues. Selon Harris, ce sens de la solidarité ne peut durer qu’avec l’arme du fanatisme, qui contraint chaque membre de l’umma à convertir les infidèles et menacer de mort ceux qui essaient quitter la religion. Ainsi, le but de la culture Musulmane, si différent de celui de l’Occident, est autant de préserver que de convertir et c’est ce qui lui permet de s’étendre à travers le globe.

Le deuxième fanatisme que Harris identifie est celui qui contamine les sociétés Occidentales ; il l’appelle le « fanatisme de la Raison ». La raison, dit-il, peut être fatale parce qu’elle aveugle les dirigeants Occidentaux quant à la vraie nature des cultures influencées par l’Islam. Les Occidentaux voient ces cultures simplement comme de différentes versions du monde qu’ils connaissent, avec des valeurs dominantes semblables à celles épousées par leur propre culture. Mais ceci, selon Harris, est une faute fatale. Cela implique que l’Occident se trompe dans son appréciation aussi bien de son histoire que de la vraie nature de son ennemi.

Cette erreur d’appréciation, nous dit Harris, n’est pas liée à une perspective politique particulière. Les libéraux et les conservateurs partagent pareillement cette misperception. Noam Chomsky et Paul Wolfowitz étaient d’accord, Harris écrit, quand ils disaient « on ne peut pas vraiment blâmer les terroristes, puisqu’ils sont simplement les victimes d’un mauvais système — pour Chomsky, l’impérialisme américain, pour Wolfowitz, les régimes corrompus et despotiques du Moyen-Orient. » C’est-à-dire que si la droite et la gauche ne sont pas d’accord sur les causes et les remèdes, elles négligent toutes les deux le fanatisme inhérent à l’Islam lui-même.

Suivant leur foi aveugle en la raison, ils interprètent le problème d’une façon qui leur est familière, pour trouver une solution qui colle avec leur doctrine de raison. Il en va de même pour des intellectuels proéminents tels que Samuel Huntington et Francis Fukuyama. Harris ne considère pas le fanatisme Islamique comme un déviance ou une folie qui affecte quelques Musulmans et en terrifie beaucoup. Il soutient plutôt que le fanatisme est le principe fondamental de l’Islam. « Les Musulmans sont, dès le premier âge, endoctrinés dans un code de honte qui demande un refus fanatique de tout ce qui menace de déstabiliser la suprématie de l’Islam, » écrit-il. Pendant les années durant lesquelles ce code de honte est inculqué aux enfants, le sens du collectif est mis en exergue au-dessus de l’individu et de ses libertés. Un bon Musulman doit renoncer à tout : ses biens, sa famille, ses enfants, même sa vie pour l’Islam. On apprend aux garçons en particulier à dominer et être implacable, ce qui a l’effet de créer une société de guerriers saints.

Par contraste, l’Occident a cultivé une philosophie d’individualisme, de raison et de tolérance et un système compliqué dans lequel chaque acteur, de l’individu à l’État nation, cherche à résoudre les conflits par les mots. Le système entier est construit sur l’idée de l’intérêt personnel. Cette philosophie rejette le fanatisme. Le mâle alpha est apaisé et élevé pour faire de dures études, trouver un bon emploi et planifier prudemment sa retraite : « pendant que nous en Amérique nous droguons nos garçons alpha avec de la Ritalin, » écrit Harris, « les Musulmans font tout pour encourager leurs garçons alpha à être résistants, agressifs et sans pitié. »

L’Occident a essayé de différentes manières de convertir, assimiler et séduire des Musulmans vers la modernité, mais, nous dit Harris, aucune de ces approches n’a réussi. Pendant ce temps, notre vénération pour la raison fait de nous des proies faciles pour un prédateur sans pitié, malhonnête et extrêmement agressif et contribue peut-être à un lent « suicide » culturel. Le livre de Harris est si intéressant qu’il est difficile de le poser et ses évaluations inquiétantes risquent d’empêcher le lecteur de dormir la nuit. Il a le mérite de soulever des questions sérieuses. Mais ses arguments ne sont pas entièrement solides.

Je ne suis pas d’accord, par exemple, que la façon de sauver la civilisation Occidentale de sa trajectoire de suicide est de remettre en question sa tradition de raison. En effet, malgré sa compréhension de l’augmentation du fanatisme en général et de sa manifestation Islamique en particulier, l’utilisation par Harris du terme « raison » est défectueuse.
Les Lumières, préoccupées autant par la liberté individuelle que par la nécessité d’un gouvernement laïc et limité, ont soutenu que la raison humaine est faillible. Ils ont compris que la raison est plus qu’une pensée juste rationnelle ; c’est aussi un processus d’essai et d’erreur, la capacité d’apprendre à partir des fautes passées. On ne peut pas complètement apprécier les Lumières sans avoir fortement conscience de la fragilité de la raison humaine. C’est pourquoi les concepts comme le doute et la réflexion sont centraux à n’importe quelle forme de prise de décision basée sur la raison.

Harris est pessimiste d’une façon que les penseurs des Lumieres ne l’étaient pas. Il a une vue darwinienne de la lutte entre les cultures qui s’affrontent, critiquant l’Occident pour une philosophie d’égoïsme et il suit Hegel en affirmant que quand l’intérêt de l’individu heurte celui de l’état, c’est l’état qui devrait prédominer. C’est pourquoi il attribue une telle force au fanatisme Islamique. La collectivité de l’umma met l’intérêt commun au-dessus de celui du croyant individuel. Chaque Musulman est un esclave, d’abord de Dieu, ensuite du califat. Bien que Harris n’approuve pas cette subversion extrême du moi, on sent une pointe d’admiration dans ses descriptions de la solidarité féroce de l’Islam, son adhérence à la tradition et la volonté des Musulmans de se sacrifier pour le plus grand bien.

En plus, Harris loue l’exceptionnalisme américain et Hegel comme s’il n’y avait aucune contradiction entre les deux. Mais ce qui rend l’Amérique unique, surtout par contraste avec l’Europe, est sa résistance à la philosophie de Hegel et son concept d’un esprit mondial unifiant. C’est l’individu qui importe le plus aux États-Unis. Et plus généralement, ce sont les individus qui font les cultures et qui les cassent. L’évolution sociale et culturelle a toujours compté sur les individus — pour réformer, persuader, cajoler ou forcer. La culture est formée selon l’accord collectif d’individus. En même temps, il est essentiel que nous ne tombions pas dans le piège qui supposerait que la tactique de survie d’individus vivant dans les sociétés tribales — comme le mensonge, l’hypocrisie, le secret, la violence, l’intimidation, et cetera — est dans l’intérêt de l’individu moderne ou de sa culture.

Je ne suis pas née en Occident. J’ai été élevée avec le code de l’Islam et dès la naissance j’ai été endoctrinée dans un façon de penser tribale. Pourtant j’ai changé, j’ai adopté les valeurs des Lumières et par conséquent je dois vivre en rejetant mon clan natal aussi bien que la tribu Islamique. Pourquoi l’ai-je fait ? Parce que dans une société tribale, la vie est cruelle et terrible. Et je ne suis pas seule. Les musulmans ont émigré en Occident en masse depuis des décennies maintenant. Ils sont à la recherche d’une meilleure vie. Pourtant leurs contraintes tribales et culturelles ont émigré avec eux. Et le multiculturalisme et le relativisme moral qui règnent en Occident s’en sont accommodés.

Harris est correct, je crois, quand il dit que beaucoup de dirigeants occidentaux ont de gros problèmes de compréhension au sujet du monde Islamique. Ils sont déplorablement mal informés et n’ont souvent pas la volonté d’affronter la nature tribale de l’Islam. Le problème n’est pourtant pas trop de raison, mais trop peu. Harris manque aussi d’adresser les ennemis de la raison en Occident : la religion et le mouvement Romantique. C’est par refus de la religion que les Lumières ont émergé ; le Romantisme était une révolte contre la raison.

Le mouvement Romantique et la religion organisée ont tous les deux contribués beaucoup aux arts et à la spiritualité de l’esprit Occidental, mais ils partagent une hostilité à la modernité. Le relativisme moral et culturel (et leur manifestation populaire, le multiculturalisme) sont les caractéristiques des Romantiques. Soutenir que la raison est la mère du désordre actuel dans lequel l’Ouest se trouve, c’est rater l’impact important que ce mouvement a eu, d’abord en Occident et peut-être encore plus profondément en dehors de l’Occident, particulièrement dans les pays Musulmans.

Ainsi, ce n’est pas la raison qui s’accommode et encourage la persistance de la ségrégation et du tribalisme dans les populations Musulmanes immigrées en Occident. C’est le Romantisme. Le multiculturalisme et le relativisme moral promeuvent une idéalisation de la vie de tribu et se sont montrés imperméables à la critique empirique. Les reproches que je fais aux dirigeants occidentaux sont différents de ceux de Harris. Je les vois gaspiller une belle opportunité de rivaliser avec les agents de l’Islam radical pour les esprits des Musulmans, surtout ceux qui vivent dans leurs frontières. Mais pour saisir cette opportunité, ils doivent permettre à la raison de prédominer sur le sentiment.

Arguer, comme Harris semble le faire, que les enfants, nés et élevés dans des cultures superstitieuses qui prisent le fanatisme et créent des phalanges de mâles alpha, sont condamnés — et condamnent les autres — à une existence gouvernée par la loi de la jungle, c’est ignorer les leçons du passé propre à l’Occident. Il y a eu des périodes où l’Occident était moins que noble, quand il s’est livré aux croisades, à l’Inquisition, quand il brûlait les sorcières et faisait des génocides. Beaucoup d’Occidentaux qui étaient nés dans la loi de la jungle, avec ses mâles alpha et femmes soumises, ont depuis découvert la culture de la Raison et l’ont adoptée. Ils sont même — et cela devrait sûrement soulager Harris d’un peu de son pessimisme — disposés à mourir pour cela, peut-être même avec le même fanatisme que les jihadists prêts à mourir pour leur tribu.
Bref, bien que ce conflit soit incontestablement une lutte mortelle entre cultures, ce sont les individus qui en détermineront le résultat.

lundi 4 février 2008

PREPARONS-NOUS AU CHOC FRONTAL!

« Cette idée occidentale qui veut que si nous les « respectons », ils nous respecteront, que si nous sommes conciliants ou accommodants, le problème disapraîtra, est un leurre. Le problème [de l’islam] ne disparaîtra pas. Affrontez-le, ou il deviendra de plus en plus massif. » - - Ayaan Hirsi Ali

Extraits traduits d’une interview de Ayaan Hirsi Ali dans le magazine Reason le 12 octobre 2007

Reason : Devrions-nous reconnaître que la religion a parfois déclenché des mouvements d’émancipation qui pourraient faire entrer l’islam dans la modernité ? Pensez-vous que l’islam pourrait être à l’origine de changements politiques et sociaux similaires ?
Hirsi Ali : Uniquement si l’islam est vaincu. Car actuellement, c’est le versant politique de l’islam, expansionniste et avide de pouvoir, qui a pris le dessus sur le soufisme et l’islam « pacifique ».
Reason : Voulez-vous dire si l’islam radical est vaincu ?
Hirsi Ali : Non. L’islam tout court. Une fois qu’il sera vaincu, il pourra muter en quelque chose de pacifique. Il est extrêmement difficile de parler de paix actuellement. La paix ne les intéresse pas. Je pense que nous sommes en guerre contre l’islam. Et qu’il n’y a pas de demi-mesure dans la guerre. (…) Il vient un moment où un ennemi doit tout simplement être écrasé.
Reason : Militairement ?
Hirsi Ali : De toutes les façons possibles. Et si vous ne le faites pas, il vous faudra vivre alors en vous apprêtant à être écrasé. (…)
Il n’existe pas d’islam modéré. Il existe des musulmans passifs, qui ne suivent pas toutes les règles de l’islam, mais il n’y a bien qu’un seul islam, défini comme la soumission à la volonté de Dieu. Et il n’y a rien de modéré en cela
. (…)
Cette idée occidentale qui veut que si nous les « respectons », ils nous respecterons, que si nous sommes conciliants ou accommodants, le problème disapraîtra, est un leurre. Le problème [de l’islam] ne disparaitra pas. Affrontez-le, où il deviendra de plus en plus massif. [lire la version longue]
Reason : Allons-nous réellement vers quelque chose de si terrible ?
Hirsi Ali : Oui, je pense que c’est vers cela que nous allons. Parce que l’Occident est dans le déni de la réalité depuis longtemps. Il n’a pas répondu à certains signaux qui étaient moins forts et plus faciles à traiter. Il faut maintenant faire des choix. Voila le dilemme : l’Occident est une célébration de la vie, de la vie de tout le monde, même de celle de ses ennemis. Comment pouvez-vous être à la fois fidèle à cette philosophie et en même temps vous défendre contre un ennemi puissant qui cherche à vous détruire ?
Reason : George Bush, qui n’est pas la personne la plus conciliante que l’on connaisse, a déclaré à maintes occasions que nous ne sommes pas en guerre contre l’islam.
Hirsi Ali : Si l’homme le plus puissant de l’Occident déclare cela, alors, sans le vouloir, il laisse les islamistes radicaux penser qu’ils ont déjà gagné. Il n’existe pas d’islam modéré. Il existe des musulmans passifs, qui ne suivent pas toutes les règles de l’islam, mais il n’y a bien qu’un seul islam, défini comme la soumission à la volonté de Dieu. Et il n’y a rien de modéré en cela.
Reason : Et lorsque même un critique de l’islam aussi virulent que Daniel Pipes déclare : « L’islam radical est le problème, mais l’islam modéré est la solution », a-t’il tort ?
Hirsi Ali : Il a tort. Désolé. (…)
Reason : En Hollande, vous vouliez introduire un permis spécial pour les écoles islamiques.
Hirsi Ali : Je voulais que ces écoles disparaissent. Je voulais qu’elles soient fermées, mais mon parti a dit que cela ne serait pas voté. Les dirigeants m’ont dit en privé qu’ils étaient d’accord avec moi, mais que nous n’obtiendrions pas de majorité. Ca n’a pas abouti.
Reason : Votre proposition allait à l’encontre de la constitution hollandaise qui garantie la liberté d’enseignement des mouvements religieux. Vous battriez-vous de nouveau contre cela ?
Hirsi Ali : Absolument
Reason : Et ici aux USA, vous militez pour l’interdiction…
Hirsi Ali : l’interdiction de toutes les écoles musulmanes. Fermez-les. Cela semble extrémiste, je sais. Il y a 10 ans, les choses étaient différentes, mais maintenant le génie jihadiste est sorti de la bouteille. J’ai dit la même chose en Grande-Bretagne et en Australie, et on me répond toujours : “la constitution ne l’autorise pas”. Mais d’où viennent ces constitutions ? Il n’existait aucune école musulmane quand ces constitutions ont été rédigées. Il n’y avait pas de jihadistes. Ils ne pouvaient même pas y penser.
Les constitutions occidentales ne sont pas infaillibles. Elles sont le produit de la raison et la raison nous enseigne que l’on ne progresse que quand on analyse la situation et que l’on agit en conséquence. Aujourd’hui, les circonstances sont différentes, la menace est différente. Les constitutions peuvent être adaptées. Et parfois elles le sont. La constitution américaine a été amendée plusieurs fois. Les constitutions ne sont pas comme le coran, non négociables, intangibles et figées.
Je suggère de fermer les écoles musulmanes. Vous me répondez « non, ça n’est pas possible ». Le problème que je pointe du doigt devient de plus en plus massif. Vous me dites alors « OK, nous allons les décourager d’en ouvrir. » Et malgré cela, le problème continue de prendre de l’ampleur. Et dans quelques années, la situation sera si mauvaise que vous prendrez la décision que je préconisai. Mais trop tardivement (…)
Reason : Pensez-vous que les musulmans sont mieux intégrés aux USA qu’en Europe ?
Hirsi Ali : (…) Oui, j’ai l’impression que les musulmans sont beaucoup mieux intégrés ici qu’en Europe. Etre assimilé ne veut pas dire que vous ne deviendrez pas jihadiste, mais la probabilité semble beaucoup moins forte qu’en Europe.
Tout d’abord, aux USA, il n’y pas réellement d’Etat providence. En Hollande, Mohammed Bouyeri avait tout le temps nécessaire pour préparer le meurtre de Theo Van Gogh. Aux Etats-Unis, les musulmans doivent trouver du travail. Ce qui pousse les gens à s’assimiler ici, c’est parce que c’est cela qu’on exige d’eux. Les gens ne sont pas chouchoutés par le gouvernement et les allocations.
Il existe une forte culpabilité aux Etats-Unis, mais elle est liée aux noirs américains et aux indiens, pas aux musulmans ou aux autres immigrés. L’américain moyen ne fait pas de différence entre les immigrés, qu’ils viennent de Chine, du Vietnam ou de pays musulmans.
La culpabilité en Europe est très différente. Elle se réfère au colonialisme, à l’apartheid en Afrique du Sud, à l’holocauste… La situation est beaucoup plus complexe, et les européens sont plus réticents quand il s’agit de dire « non » aux immigrés.
Les immigrés musulmans ne sont pas venus en Europe avec l’idée de s’assimiler : ils sont d’abord venus pour travailler, gagner de l’argent et repartir. Les générations suivantes sont venues non pas pour travailler mais pour profiter de l’Etat-providence et des allocations de toutes sortes. L’assimilation ne les préoccupe pas vraiment. (…)
Reason : le mot « tolérance » est probablement l’un des plus importants pour définir la façon dont les hollandais se voient eux-mêmes. Cela fait qu’il est très facile quand l’on est critiqué de se dire victime d’intolérance, et de là, discriminé, ou victime d’islamophobie, ou de racisme…
Hirsi Ali : Il faut revenir au sens premier du mot « tolérance ». Il signifiait que l’on pouvait être en désaccord, mais sans recourir à la violence. Cela impliquait une réflexion critique sur soi, cela ne voulait pas dire tolérer l’intolérance. Cela signifiait aussi un haut degré de liberté individuelle.
Puis les musulmans sont arrivés. Et ils n’avaient pas grandi avec cette compréhension de la tolérance. Très vite, la tolérance s’est retrouvé redéfinie par le « multi-culturalisme » et l’idée que toutes les cultures et toutes les religions sont égales.
Cela a créé de grandes attentes parmi les musulmans. On leur a dit qu’ils pouvaient conserver leur propre culture, leur religion etc… Et le vocabulaire s’est rapidement transformé et désormais, si vous critiquez une personne de couleur, vous êtes raciste, et si vous critiquez l’islam, vous êtes islamophobe.
Reason : Le corollaire du mot « tolérance » est probablement « respect ». Le supposé manque de respect est devenu un abcès de fixation entre l’islam et l’occident. (…) Pensez-vous que c’est cela que les musulmans veulent réellement, du respect ?
Hirsi Ali : Cela n’a rien à voir avec le respect. Cela a à voir avec le pouvoir. L’islam est une idéologie politique. Mais je pense qu’en réalité, le problème n’est pas l’islam. C’est l’Occident le problème. L’Occident est persuadé que son système est invincible, que tout le monde se modernisera de toute façon, que ce que l’on voit dans les pays musulmans est une demande de respect. Ou que c’est à cause de la pauvreté, ou de la colonisation, ou que sais-je encore…
Cette idée occidentale qui veut que si nous les « respectons », ils nous respecterons, que si nous sommes conciliants ou accommodants, le problème disparaîtra, est un leurre.
Le problème [de l’islam] ne disparaitra pas. Affrontez-le, où il deviendra de plus en plus massif.

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LES IDIOTS UTILES DE L'ISLAM

L’islam bénéficie d’alliés nombreux et influents parmi les non-musulmans : Une nouvelle génération d’ « idiots utiles », le genre de personnes que Lénine identifiait comme celles qui vivent dans les démocraties libérales et font progresser l’idéologie du communisme. Cette nouvelle génération d’idiots utiles vit également dans les démocraties libérales, mais sert la cause de l’islamofascisme - une autre forme virulente d’idéologie totalitaire.

Amil Imani
Traduction de Islam’s Useful Idiots, par Amil Imani, le 7 août 2006

Les Idiots Utiles sont naïfs, ils sont bêtes, ils sont ignorants des faits, ils sont des idéalistes irréalistes, ils sont rêveurs et ils sont dans le déni ou délibérément trompeurs. Ils viennent des rangs des mécontents chroniques. Ils sont anarchistes, ils sont des révolutionnaires en herbe, ils sont des névrosés qui sont en guerre avec la vie, ils sont des mécontents aliénés du gouvernement, des entreprises et d’à peu près toutes les institutions de la société. L’Idiot Utile peut être un milliardaire, une star de cinéma, un universitaire de renom, un homme politique, ou venir de tout autre segment de la population. Sans doute la plus dangereuse variante de l’Idiot Utile est le « Politiquement Correct ». Il maîtrise l’art de l’euphémisme, de l’évitement, du double langage, et de la tromperie pure et simple
L’Idiot Utile tire satisfaction d’être anti-establishment.
Il trouve une gratification perverse à aider les forces qui visent à démanteler l’ordre existant, quel qu’il soit : un ordre qu’il n’approuve pas et auquel il ne sent pas qu’il appartient.
L’Idiot Utile est en conflit et il est malhonnête. Il ne parvient pas à regarder à l’intérieur de lui-même et à découvrir la cause de son propre malheur et de ses problèmes, alors il s’engage facilement dans des causes qui valident sa perception tordue de la réalité.
Naturellement, il est plus facile de blâmer les autres et le monde extérieur que de s’examiner soi-même dans un but d’auto-critique et d’auto-amélioration. De plus, critiquer et se plaindre - une pratique libérale de l’Idiot Utile - nécessite peu de talent et d’énergie. L’Idiot Utile est un grand philosophe de salon et un « quart arrière du lundi matin ».
L’Idiot Utile ne se compare pas à la personne qui a honnêtement un point de vue différent. Une société sans divergences de vues ouvertes et honnêtes est une société morte. La critique, les idées nouvelles et différentes sont nécessaires à la vitalité d’une société – un anathème pour les autocraties pour qui la position officielle est sacro-sainte.
Même une personne « normale » consacre beaucoup plus d’énergie à fixer les choses là-bas qu’à travailler pour surmonter ses propres défauts et lacunes, ou contribuer positivement à la société en général. Les gens n’aiment pas faire le bilan de ce qu’ils font ou ne font pas et qui est responsable des conditions qu’ils désapprouvent.
Mais les Idiots Utiles vont beaucoup plus loin. L’Idiot Utile, entre autres choses, est un maître dans l’art de la désignation de boucs émissaires. Il assigne le blâme aux autres tout en se dégageant de responsabilité, il a à portée de la main une longue liste de candidats à blâmer pour tout et n’importe quoi, et en vivant une vie tordue, il contribue aux maux de la société.
L’Idiot Utile peut même se livrer à la désinformation et à la tromperie volontaire quand ça lui convient. Des termes tels que « islam politique » ou « islam radical », par exemple, sont des contributions de l’Idiot Utile. Ces expressions n’existent même pas dans le jargon de l’Islam, tout simplement parce qu’ils sont superflus. L’islam, de par sa nature et selon sa charte, le Coran, est un mouvement politique radical. C’est l’Idiot Utile qui assainit l’islam et induit la population en erreur en affirmant que le « vrai islam » constitue le corps principal de la religion, et que ce corps est apolitique et modéré.
Malheureusement, une grande partie de la population accepte ces euphémismes absurdes dépeignant l’islam, car elle préfère les croire. Il est moins menaçant de penser que seule une petite partie détournée de l’Islam est radicale ou d’ordre politique et que le corps principal de l’islam est en effet modéré et apolitique.
Mais le cœur de l’islam est politique. Dans l’islam, la mosquée et l’État sont confondus, la mosquée est l’État. Cet arrangement remonte à l’époque de Mahomet lui-même. L’islam est aussi radical à l’extrême. Même l’islam « modéré » est radical dans ses croyances ainsi que ses actes. Les musulmans croient que tous les non-musulmans, sans exception, sont voués à l’enfer et méritent amplement d’être maltraités par rapport aux musulmans.
Aucun acte radical de dépravation barbare n’est impensable pour les musulmans dans leurs relations aux autres. Ils ont détruit de précieuses statues de Bouddha, nivelé les monuments sacrés des autres religions, et bulldozé les cimetières des non-musulmans - quelques exemples de leur mépris extrême et absolu envers les autres.
Les musulmans sont radicaux même dans leurs relations intra confessionnelles. Diverses sectes et sous-sectes condamnent à mort d’autres sectes et sous-sectes déclarées hérétiques ; les femmes sont traitées comme des biens meubles, privées de nombreux droits ; les mains sont coupées pour le vol, même d’un morceau de pain ; l’inconduite sexuelle est punie de lapidation, et beaucoup plus. Ceci constitue la norme au jour le jour des musulmans « modérés » vivant à l’âge de pierre de la charia.
La « modération » de l’islam dominant a été purement et simplement un génocide depuis ses débuts. Leurs propres historiens rapportent qu’ Ali, le premier imam des chiites et le gendre de Mahomet, a décapité 700 hommes juifs avec l’aide d’un autre homme, en présence du Prophète lui-même. Le Prophète d’Allah et ses disciples ont pris les femmes et les enfants des hommes assassinés en esclavage. Les musulmans ont été, et continuent d’être, les praticiens de l’esclavage les plus vicieux et sans scrupules. La traite négrière, aujourd’hui encore, est une entreprise florissante dans certains pays islamiques où les cheikhs riches et pervers achètent des trafiquants les enfants pauvres pour leur plaisir sadique.
Les musulmans apprennent la tromperie et le mensonge dans le Coran lui-même, quelque chose que Mahomet a pratiqué au cours de sa vie quand il le jugeait opportun. Les dirigeants et gouvernants islamiques successifs ont fait de même. Par exemple, Khomeiny, le fondateur de la révolution iranienne de 1979, a rallié les gens sous la bannière de la démocratie. Tout ce temps son appui à la démocratie n’était pas l’engagement d’un honnête homme, mais une ruse. Dès qu’il a conquis les rênes du pouvoir, Khomeiny s’en est pris aux Idiots Utiles de son temps avec vengeance. Après avoir été complètement trompés et utilisés par le faux et rusé religieux populiste, ces meilleurs enfants de l’Iran ont dû fuir le pays pour éviter le sort de dizaines de milliers de personnes qui ont été emprisonnées ou exécutées par l’imam au double langage.
Près de trois décennies après la tragique Révolution islamique de 1979, l’étouffant régime de l’islam déploie son ombre de mort sur les Iraniens. Un peuple fier au patrimoine enviable est systématiquement purgé de son sentiment d’identité et contraint à penser et se comporter comme des musulmans barbares et intolérants. Par exemple, les Iraniens qui ont toujours traité les femmes à égalité les ont vues réduites au statut de sous-humains par les enseignements islamiques du clergé de l’âge de pierre. Toute tentative par les femmes de l’Iran pour contrer les diktats des misogynes mollahs de Mahomet est impitoyablement réprimée. Les femmes sont battues, emprisonnées, violées et tuées tout comme les hommes sont abattus sans procès ni miséricorde.
La leçon est claire. Méfiez-vous des Idiots Utiles qui vivent dans des démocraties libérales. Sciemment ou non, ils servent comme les plus grands soldats volontaires et efficaces de l’islam. Ils préparent le terrain pour le progrès de l’islam et ils vont assurément figurer parmi les toutes premières victimes de l’islam dès qu’il aura assumé le pouvoir.

Source : Islam’s Useful Idiots, par Amil Imani, le 7 août 2006
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